Gonzague Dambricourt

Le dîner chez Petrossian – 2/2

Reprenons là où nous sommes arrêtés :

* en mode avance rapide * on discute, se dit bonsoir, on salive. Nous goûtons de la mousse de Saumon. Moi qui n’aime ni poisson ni fruits de mer (oui oui, même en ayant grandi à la mer :P) j’apprécie le plat qui est un petit “amuse-gueule”.

Allez hop. Le menu – piqué chez Docteur Piquouse:



Les fins gourmets apprécieront la carte raffinée.

Evidemment la table est belle, tout est soigné. Il faut cultiver l’image quand même 😉

Ron a un passage assez rigolo à mon propos ( et tout à fait vrai malheureusement ) :

Je propose à Gonzague de venir, il accepte. Je me sentirai moins gauche, présumant (à tort) qu’avec un nom pareil il a dû forcément voir passer déjà des petits grains noirs devant lui. Il est éduqué, Gonzague. A vingt ans, il écoute déjà les pirates des Beatles, du vieux Radiohead de 1997 et du Queen. Ok, il pianote sur son Blackberry entre deux bouchées de Beluga mais ça c’est les jeunes. Ils savent pas qu’au restaurant on pose le matos techno. Suffit de leur dire. Ils retiennent.

Je m’excuse Ron, quand tu ne me parlais pas je m’ennuyais et mon assiette était peu bavarde 🙂

Notre chance, ce soir, en plus de dîner dans un lieu assez exceptionnel avec des plats peu communs, c’est de dîner avec Monsieur Petrossian “en personne”.

Il nous expliquera avec passion et conviction l’histoire de sa famille, l’origine du nom Petrossian (Arménien) ainsi que l’évolution de la marque, des restaurants. Mais également des problèmes liés au marché noir du caviar, marché qui menace à la fois l’équilibre naturel et l’image du caviar auprès des clients. Tout un personnage, engagé, investi. Il vit pour le Caviar, et celui-ci lui rend bien.

Ce type de rencontre , c’est la meilleure façon de donner de l’ampleur et de la consistance au dîner : on a l’occasion d’échanger très librement avec une des personnes qui est derrière un commerce “industriel mais artisanal”.

Venons en au caviar lui même : nous en avons goûté trois différents. L’Alverta Impérial , le Baeri Imperial ainsi que l’Ossetra Imperial (comme vous le remarquerez ils s’appellent tous Imperial. Bon c’est sûr que ça sonne mieux que l’Alverta “Extra” ou tout autre nom qui le ferait ressembler à une dénomination de yahourt allégé en tout).

Soyons clairs : je n’avais jamais goûté de caviar et je n’ai pas aimé. Ce n’est pas que la qualité n’y était pas mais que je ne suis tout simplement pas un grand fana de ce qui vient de la mer.


Et pourtant…. révélation lors de l’arrivée des saumons. Et quels saumons ! Fumés – selon les dires de notre hôte – en une semaine au lieu d’un jour pour les saumons “ordinaires”, c’est un délice. Que dis-je, c’est bien une des rares fois de ma vie où j’aurais souhaité en manger plus encore.

Le plat – nommé “Coupe du Tsar” – est juste succulent. On sent le savoir faire , tant dans le fumage du poisson que dans la préparation des plats en cuisine.


Passé le saumon viennent les desserts à base de chocolats. Ok je viens de comprendre : on me prend par les sentiments 🙂

Et ce dessert vient ponctuer un excellent dîner.

Ron et moi ne tarderons pas à “décoller” après avoir rapidement discuté avec quelques uns des autres invités. Retour à la vie “normale”. A la nourriture plus conventionnelle 😉

En parlant d’invités il y avait ce soir là Pascale Weeks, David Lebovitz, Dr Piquouse, Catherine Wendell, Antoine Dubuquoy, Emery Doligé, Hervé Resse, Violette Beauregard, Mathieu Lebreton, Mathias Deon, Sandrine, Manou, M-H et Denis Fabre. Etaient également de la partie Sylvain Tavenot & Xavier Valembert (pour Tribeca et que je remercie beaucoup de l’invitation)

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