30 commentaires

  1. Excellent : par contre je demande confirmation à tous les ch’tis qui passeraient par la, j’ai essayé ce service avec mon blog et un moment il m’a traduit « blog » par « canard » : quel est le rapport ?? 😉

  2. Je viens de faire un truc vite fait sur mon blog qui permet la traduction automatique de chaque post en Chti, ça se trouve sous chaque article !

    C’est un concept qui me plaît beaucoup en tout cas 😀

  3. Salut Gonzague c’est le premier commentaire que je laisse sur ton blog, j’apprecie beaucoup ton blog, Bon tu m’en voudras pas mais j’emprunte souvent les musiques que tu mets sur ton blog…Bonne continuation à toi et Bonne soirée.
    Basile

  4. « @Shatus chans trinqueballer l’autre grosse connasse qui a congelé chon balayeux… enfin bon… 18 mins ago »

    Mort de rire, ça c’est une trouvaille ! Encore Merci.

  5. Putain mais vous en avez pas ras le cul de surfer sur la vague chti ?
    surtout que ce film est nul !!
    Enfin sympa au début, moins à la fin, mais va finir par nous faire detester le nord !!!
    En tout cas je vois pas en quoi il peut faire plus qu’un million d’entrées…

  6. Trop la classe…. 😀
    Merci moi ^^
    Nan serieux, c’est émouvant de se voir remercier par un bloggeur :p

  7. Hey mais ça marche super bien ce truc. Je viens de passer le blog d’un passionné pas tout à fait influent à la moulinette du ch’timisator, c’est tordant!

  8. Ping : En vrac #32
  9. Je cherchais un lieu pour mettre ce mot d’humeur que j’a écrit en vitesse voilà 2 semaines

    Oui je suis chti … depuis 1950 !

    Je ne suis pas né de la « vague ». Et je pourrais même vous expliquer beaucoup des nuances et de richesses de ces beaux parlers du Nord (vernaculaires ou pas).
    Je dis « ces » parce que le chti de Lille, n’est pas celui d’Arras (celui des infants d’Arro), ni celui de Lens, ni encore celui de Boulogne sur Mer.

    « L’excès est nuisible en tout » disait le philosophe Machin qui s’y connaissait.

    A vouloir faire trop bien autour de la vague chti, nous voilà parti pour en donner une image plate et fausse, comme s’il se résumait à quelques mots rigolos, le plus célèbre étant quand même « Biloute », mot- valise polysémique comme disent les lingouistes.

    Moi ce que j’aime dans le Chti, ce sont les mots et les expressions qui d’abord lui sont propres, j’entends par là ceux qui ne sont pas une simple déformation du Français, et surtout ceux qui sont témoins de l’histoire régionale et locale.

    Je suis douloureusement fier de l’entrée du mot « rescapé » dans la langue française après la terrible catastrophe de Courrières.

    J’aimais bien dire « Ch’té quer » à une petite landaise qui me comprenait, puisqu’il vient je crois du « Te quiero » espagnol. Amour quand tu nous tient !

    Lorsque je suis gêné, je dis comme les Boulonnais « O dégreyaï » qui vint du mot « dégréé », avoir perdu son mât, la pire des hontes pour un marin.
    Je n’ai pas de fou-rire, je suis « cholaï » comme le joueur de chole qui tombait sur le dos.
    La wassingue avec laquelle ma mère lavait son parquet n’est pas une simple serpillère. Son nom vient du verbe laver en flamant. Toute une histoire aussi.
    Mon copain Roubaisien me dit « je n’comprins nin » parcequ’on emploie la bas le Nein flamand pour construire la négation.
    Ben oui ! c’est pas seulement un paquet de mots déformés et celui qui vous met des Ch et des K partout (on ne dit pas « Chi » te savo, mais simplement « Si » te savo) se fourvoie … graf !
    Ma chère maman avait une amie qui allait acheter deux sous de « Chafé » à l’épicerie pour être sûre de ne pas parler vulgaire.

    Et j’amuse souvent les ceusses qui causent le bon Français avec mes histoires de cafotin, de daquoire, mes garlousettes, mes démisses tout bitaclées.
    Et m’femme, cheul’ camanette qui essaie d’ foufter mes vieilles fleppes et m’lapette, ché lain’rons d’nos aloutes et s’n’écourcheux.
    Enfin ché rien après in fait eine tite brouche pis in va à l’écrienne du quartier. Là in godaille in n’ti peu et et in r’vient un monet brindezingue…(extrait d’une de mes chansons)
    Bref des mots … Des histoires de mots. Et de si belles expressions !

    A Boulogne, d’ une personne « enveloppée », on dit « Al cop sin pain tout seule » et un simplet est taxé de « Maqueux d’breulle ».
    A lille de quelqu’ un d’avenant on dit « fort aimap’ ed sa personne ».
    Et si vous allez découvrir la chaussée Brunehaut entre Arras et Houdain, vous apprendrez bien des expressions savoureuses telle que :
    « un cochon qui fait à s’mode, ché l’mitan de s’nourriture ».
    Plus poétiquement quand le vent souffle fort,  » on intind les ptits pos qui berloquent din l’nochelle » hé Oui ! des expressions de chez nous qu’on a jamais pensé vendre ailleurs.

    Aujourd’hui, il suffit que je chante « ch’tiot quinquin », « l’carette à Quiens », « si j’avo su j’aros resté garchon », pour qu’un crétin viennent me dire que je « surfe sur la vague chti ». Oui ca semble déranger !
    Mais quand nos mineurs (ces gens qui ont du charbon au fond du coeur !) sont allé crever par milliers au fond de la mine pour redresser le pays, par esprit patriote, on ne disait pas qu’il surfaient sur la vague, non, on trouvait ca normal.

    En parlant de parler mineur, Mr Lateur qui a écrit le dictionnaire du parler mineur à usage des ingénieurs des houillères a du bien rire en écrivant ses périphrases illustratives du style  » J’ai rincontré Marie, al est braf, mais que grosse toutoule ! » que ces ingénieurs apprenaient sérieusement. Erreur ! le patois ne s’apprend pas avec la tête, il vient du coeur.

    Alors quand ceux qu’on regroupe sous l’appellation Chti (l’expression quiva jusqu’à donner une idée à quelques gros cons fascos dans les stades de foot) sont un peu au-devant de la scène, il serait certainement plus intelligent de découvrir ce qu’est ce pays – avec ses joies, ses peines, ses réussites et ses échecs – que de déclarer stupidement qu’il s’agit d’une espèce « vague médiatique » c’est à dire un grand vide qui se déplace pour aller de quelque part à nulle part.
    Et Moi, je n’avais rien demandé, et je continue à Chanter Desrousseaux, Simons, Raoul et les autres vague ou pas vague, même quand le grand quotidien régional s’essaye dans une version chti fort hasardeuse.

    Alexandre, tu avais raison de dire que tes chansons auraient pour bibliothèque la mémoire de l’ouvrier. Jusque là personne n’avo essayé d’faire deux tros à min cul.

    Jean Louis BOULANGER

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