Test: Cowboy 3

Cowboy, marque de vélos à assistance électrique “connectés” belge, a sorti la troisième mouture de son bébé et m’a permis de l’essayer pendant une dizaine de jours. Alors que vaut-il face aux Vanmoof et Angell?

L’été dernier je testais la v2 du Cowboy, que je trouvais plutôt excellente, puis cette année le Vanmoof S3 et l’Angell. Il était donc temps de jeter un oeil à l’évolution de la concurrence : le Cowboy 3.

La puissante lampe avant du Cowboy

Si vous me suivez sur Instagram / Twitter vous avez peut être déjà vu passer des choses au sujet de ce vélo.

Je vous propose – comme d’habitude – la présentation en vidéo puis la partie écrite juste après:

Qu’est-ce qui définit les vélos Cowboy?

Les vélos Cowboy – depuis la première version – sont des vélos à assistance électrique, dont le moteur de 250 watts se trouve dans la roue arrière.

Ils sont équipés d’une transmission par courroie, n’ont pas de vitesses et s’allument avec un smartphone. Ils sont équipés de freins à disques.

Qu’est-ce qui est nouveau sur ce Cowboy v3?

  • Détection de crash
  • Pneus anti crevaison et plus larges
  • Déverrouillage automatique
  • GPS et connectivité
  • Deux nouvelles couleurs
  • Le prix qui augmente
  • Plus de mode 32 km/h

Plus en détail : le vélo est donc désormais capable de détecter si vous êtes tombé et de prévenir un de vos proches (a priori via sa carte SIM intégrée).

Cowboy a aussi fait créer des pneumatiques “sur mesure” (ou en tout cas dont la marque n’apparait pas) pour ses vélos et qui sont anti-crevaison. Cela ne veut pas dire increvables bien sûr mais plus résistants aux crevaisons. Ces pneus sont je crois plus larges qu’avant.

Enfin dernier point le vélo se déverrouille / s’allume désormais automatiquement à l’approche du smartphone du propriétaire. Il se ré-éteint quand il ne sert plus.

Le Cowboy intègre une puce GPS et une connectivité data qui permettent de savoir où il se trouve, d’avoir des alertes en cas de tentative de vol (optionnel).

Le vélo est désormais disponible en trois couleurs.

Le Cowboy débute désormais à 2290 euros (sans gardes boue qu’il faut acheter pour 89 euros additionnels). Une augmentation de quelques 300 euros.

Avant il était possible de passer le vélo en mode assistance “US” et donc d’avoir l’assistance à une vitesse plus haute, ce n’est désormais plus au programme.

La fiche technique

Le Cowboy 3 éteint
  • Disponible en trois coloris : Noir, gris anthracite, gris minéral
  • Une taille de cadre (censée convenir aux gens de 170 à 195cm)
  • Pèse 16.9 kilos dont 2.4 kilos de batterie et hors poids des gardes-boues
  • Vitesse d’assistance limitée à 25km/h (norme européenne sur les V.A.E)
  • Moteur dans le moyeu arrière, 30 Nm de couple, 250 watts
  • Batterie amovible 360 Wh / 10 Ah
  • Chargeur 36V / 3A / Temps de charge : environ 3.5 heures
  • GPS intégré / Bluetooth intégré
  • Eclairage vaut intégré au vélo, éclairage arrière intégré à la batterie
  • Livré avec clefs Allen 4/5/6mm et accessoires obligatoires
  • Garanti 2 ans
  • Cadre et fourche aluminium 6061
  • Courroie Gates
  • Guidon de 540mm de large
  • Freins à disque hydrauliques Tektro
  • Pneumatiques anti-crevaison 42mm de 27.5 pouces

Qu’est-ce que j’en ai pensé?

Le Cowboy est l’un des vélos “connectés” qui me plait le plus (même si je me dis que d’une part je continue à adorer les vélos musculaires .. et que je ne suis pas fan de ce côté connecté). Mais pourquoi?

Il est d’une grande simplicité: aucun chichi ou superflu. On s’approche du vélo, il s’allume et puis reste à enlever le cadenas et rouler.

Aucune vitesse à changer, aucun mode à régler, aucun bouton à presser, il faut juste le conduire et finalement ça occupe déjà pas mal. Cette fluidité me plait énormément. L’assistance électrique par le moteur est très très silencieuse.

Les diodes sur le vélo indiquent l’état de la batterie

La seule interaction que le vélo a avec vous – en dehors de son application mobile – c’est un petit écran avec 5 LED qui indiquent l’état de charge de la batterie.

La batterie amovible intègre un feu arrière qui clignote quand vous freinez, petite fonction simple mais utile qui manque au Vanmoof par exemple.

Il a une position de conduite sportive, ce qui colle à la façon dont je roule dans Paris, à savoir très dynamique. Ca ne plaira ni ne conviendra pas à tous.

L’application mobile qui accompagne le Cowboy est à mon gout un modèle.

Au global on sent un produit qui murit sagement. Le 3ième Cowboy n’est pas une révolution, plutôt une itération. Il est très simple et intuitif, ce que je trouve vraiment pratique.

Les points négatifs?

Tout d’abord.. le prix en hausse (2290 euros sans gardes boue) et le moteur dans la roue plutôt qu’un moteur pédalier : un composant qui a peu de couple (dans les très grosses montées… courage), moins de confort d’assistance qu’un bon moteur Bosch mais évidemment plus facile à intégrer esthétiquement. Et bien sûr la dépendance à l’application.

Quand on essaye de voler le vélo, il ne fait que clignoter mais ne sonne pas et ne fait pas tourner sa roue moteur dans le sens inverse pour gêner le voleur.

J’avais – comme dit dans la vidéo – un souci de bruit des freins. Rien de dramatique. Le vélo a aussi pris un peu de poids par rapport à sa version précédente.

L’aspect connecté et les abonnements

Le vélo embarque une connectivité Bluetooth / GPS / GSM qui fait que vous pouvez le localiser de partout. Et comme expliqué le Bluetooth permet au vélo de s’allumer tout seul quand vous l’approchez, aussi simple que futuriste, pourvu que vous ayez de la batterie dans le téléphone.

Pour recevoir des alertes de vol, profiter de l’assurance contre le vol, il faudra passer à la formule à 8 euros par mois. Appelée Easy Rider, elle existe aussi en version Easy Rider Plus avec assurance contre les dommages (créés par vous même notamment) et qui elle coute 10 euros par mois.

Par rapport au Vanmoof S3

Le Vanmoof S3 – essayé ici – est un vélo qui est plus équipé de base: gardes boues, antivol physique (bloque roue arrière) mais à la philosophie différente: sa batterie n’est pas amovible et il utilise un système de vitesses électronique. Système qui était tombé en panne lors de mon essai.

Il permet en revanche d’être déverrouillé sans smartphone, point auquel le Cowboy 3 ne répond pas encore.

Le Cowboy a une conduite plus sportive à mon gout que le Vanmoof.

Côté prix enfin, le Cowboy coute un peu plus cher que le Vanmoof.

Si je devais choisir entre les deux, deux questions se poseraient à moi: comment je vais rouler (sport ou cool?) et est-ce que j’aurai la possibilité de le rentrer quelque part pour charger la batterie.. car on ne peut pas l’enlever du Vanmoof.

Par rapport au Angell

Le Angell – essayé ici – est beaucoup plus cher encore que le Cowboy: 2690 euros contre 2290 (les deux sans garde boue, ce qui fait jaser).

J’ai vraiment du mal avec les choix faits autour du Angell et les retours des premiers clients m’inquiètent un peu pour le moment autour de ce vélo notamment les bugs logiciels, la batterie qui se décharge toute seule ou se déconnecte et dont l’emplacement m’apparait de plus en plus inopportun.

Si je devais choisir entre les 2, je prendrais le Cowboy.

Ca s’achète où?

Cowboy vend uniquement ses vélos en ligne, ici. Pour 2290 euros donc et quelques sesterces en plus si vous voulez les gardes boue.